Partager l'article ! NON à la constitution européenne - janvier 2005: Constitution européenne : le Oui enferme, le NON libère ! &nbs ...
Constitution européenne :
le Oui enferme, le NON libère !
C’est un fait. Les politiques gouvernementales claquent comme une gifle à la société. Nos concitoyens portent en témoignage dans leur vécu, les stigmates de la logique ultra libérale qui cloue au pilori les potentialités fabuleuses de progrès social et sociétal que notre époque devrait consacrer à l’Humain.
La « décentralisation » RAFFARIN , un abus de langage, a valeur d’exemple à l’épreuve des faits. Ce grand délestage apparaît de plus en plus pour ce qu’il est : une machine infernale organisant la destruction des services publics et faisant voler en éclats la cohésion et la solidarité nationales. L’Etat UMP transfère ainsi aux collectivités territoriales toutes les dépenses qu’il ne veut plus assumer : logement, éducation, culture, transports, action sociale… Cette mise en coupe touche tous les domaines de la vie. Elle pèsera lourdement sur les collectivités locales et leurs habitants par des transferts massifs de missions alors que nous serons privés de moyens correspondants. Des mesures locales s’imposent, si les collectivités veulent éviter un véritable délitement de l’intervention publique dans nombre de secteurs de la vie sociale.
Le gouvernement en profite aussi pour modifier les critères d’attribution de la DGF en remplaçant le « potentiel fiscal » des collectivités par le « potentiel financier ». Une subtilité sémantique que subissent évidemment les villes les moins riches. Pour notre commune, son montant évolue moins vite que l’inflation !
Lors du conseil municipal de décembre Monsieur Béranger s’est plu à souligner que la politique gouvernementale a conduit à une croissance retrouvée. Mais le leader de la droite locale tait, que cette fois encore l’essentiel en sera consacré à la réduction du déficit national, plutôt que de donner les moyens aux services publics, à l’école, à la recherche… et à leurs personnels. Critères de Maastricht obligent ! L’opposition municipale occulte aussi le rapport Larcher qui rédige sous la plume du patronat la casse du code du travail. Le rapport Sabeg qui prépare les licenciements express. La directive Bolkenstein qui recommande pour les activités de services « les règles du pays d’origine », en somme le droit du moins disant social européen.
Nous y sommes donc. Le gouvernement veut baisser à marche forcée les dépenses publiques et accompagner le Medef dans ses choix d’austérité en faisant payer le prix fort aux ménages. C’est donc bel et bien la question de la redistribution de la richesse produite dont les populations doivent s’emparer pour inverser la logique capitaliste. Une logique qui percute les choix opérés par la majorité municipale, impulsés par la nécessité de répondre aux besoins des Castelvirois. Une logique qui efface la notion de service public pour laisser place à celle « de Services d’Intérêts Economique Général » et entérine la primauté de rentabilité financière sur celle d’utilité sociale.
Tels sont des éléments politiques dans lesquels les promoteurs du Oui à la constitution Giscard veulent nous enfermer et institutionnaliser pour des générations
A l’inverse, nous opposons un NON libérateur, émancipateur qui garanti la liberté de nos choix, la dignité et l’épanouissement de chacun. Face à la concurrence aveugle nous affirmons le principe de coopération; au règne de la marchandisation qui fait des êtres humains de simples objets, nous mettons en avant la satisfaction de leurs besoins ; à la dictature de la finance nous revendiquons la maîtrise collective des décisions et la démocratie.
Ainsi nous entendons disputer au capitalisme, dans tous les domaines, le sens même de l’ordre social.
Dans l’intérêt des Castelvirois, des peuples de France et d’Europe, à la constitution Giscard nous disons résolument NON.
Pour le groupe communiste
Jean Pierre MORVAN
Adjoint au Maire, Délégué au personnel communal et à la vie de quartier