La santé n'est pas une marchandise! - mars 2007 -

La santé n'est pas une marchandise !

 

§         Depuis plus de dix ans, la santé à deux vitesses a été progressivement mise en place.

 

La volonté de destruction du système hospitalier public et la réorganisation de la sécurité sociale visant à la situer dans le seul contexte marchand ont été actées dès 1996. Les "ordonnances Juppé", notamment celle sur la réforme de l’hospitalisation publique et privée, créaient les agences régionales d’hospitalisation (ARH) et laissaient la part belle aux cliniques privées, en réduisant considérablement le nombre des hôpitaux et leurs moyens.

 

En février 1999, dans un discours concernant l'assurance maladie, Martine Aubry constatait avec satisfaction que "les hôpitaux poursuivent une modernisation active tant de leurs méthodes de travail que de leur organisation; entre 1997 et 1998, 2 900 lits excédentaires ont été supprimés".

Ses propositions visant à  rationaliser la prise en charge des médicaments par la sécurité sociale posaient pour la première fois les bases d'un remboursement différencié.

 


§        Depuis 2002, c'est le laminage de notre système public de prévention et de soins

 


La droite veut la destruction du Service public de santé et la disparition de la sécurité sociale au profit des assurances privées, dont les bénéfices ont augmenté de plus de 20 % en 2006.

 

Forfait hospitalier journalier de 16 €, participation forfaitaire de 18 € pour un acte dont le tarif dépasse 90 €, médicaments remboursés au maximum à 65% - y compris les vaccins - , 1.85 € pour une monture de lunettes, 75 € pour une couronne dentaire qui en vaut au minimum 500,…

 

En parallèle, diminution sensible des moyens alloués à la prévention, de la médecine scolaire aux plannings familiaux, en passant par les associations spécialisées.

 

Les aides palliatives – CMU, CMU complémentaire, aide au paiement d'une complémentaire santé – n'empêchent en rien qu'un nombre de plus en plus important de personnes, salariées où pas, sont dans l'obligation de faire l'impasse sur la santé pour pouvoir péniblement boucler les fins de mois.

 

La moitié des étudiants n'ont pas les moyens financiers d'accéder aux soins, les urgences des hôpitaux sont totalement engorgées, le délai pour avoir un rendez-vous dans un Centre Médico-Psycho-Pédagogique avoisine les six mois, …

 

§         En Essonne, l'exemple du futur hôpital sud-francilien (CHSF), qui ouvrira en 2010

 


C'est le regroupement de 27 implantations, dont les hôpitaux de Corbeil et d’Evry .Le propriétaire est un "consortium" privé, pour une durée de trente ans, et le CHSF paiera un loyer annuel d’environ 30,5 millions d’euros !

 

Et pourtant, il y a un mois, le personnel des urgences de l’hôpital d’Evry-Corbeil a du se mettre en grève pour obtenir 8 postes d’infirmières et 11 postes d’aides-soignantes.

 

Les urgences de l’hôpital de Corbeil ont reçu 58 000 patients en 2006 dont 10 000 de Corbeil, qui ne compte pourtant que 45 000 habitants: l’ensemble des cliniques privées de la communauté d’agglomération n'ont plus d’urgences après 18 heures et un nombre considérable de personnes ne disposent pas des revenus nécessaires pour avancer le prix d’une consultation en médecine de ville.

 

 

Nos propositions pour un accès égal à une médecine de qualité et de proximité

 

 

De la naissance à la fin de la vie, priorité doit être donnée à la prévention et à des programmes de santé publique s’attaquant aux inégalités

 

Nous ne pouvons nous satisfaire des propositions de la candidate socialiste, qui persiste dans le palliatif et les mesures d'accompagnement social de la politique ultra libérale( carte santé jeune, avec deux consultations gratuites par an ou réaffirmation du droit à la CMU )

 

 

Dès la première année, il faut abroger la réforme Douste-Blazy (augmentations des prélèvements en grande partie pour les assurés, via la hausse de la CSG) et toutes celles qui organisent une médecine à plusieurs vitesses, fait le lit des assurances et des grands groupes de cliniques privées.

 

Nous voulons:

 

 

Garantir l’accès aux soins, en passant par une sécurité sociale universelle, ouverte à tous, allant vers le remboursement à 100%, mettant la santé hors de portée des assurances privées.

 

 

 

Revaloriser profondément la santé scolaire et la médecine du travail.

 

 

 

 

Arrêter la casse de l'hôpital public et la tarification à l’activité. L’hôpital public doit être relancé et rénové, ses effectifs accrus notamment grâce à la suppression de la taxe sur les salaires injustement prélevée.

 

 

 

Créer un service public de maintien à domicile des personnes dépendantes avec des professionnels qualifiés.

 

 

 

Réorganiser le système de soins  dans le sens d’une meilleure coordination des réseaux de soins, lancer un plan d’urgence pour former des milliers de professionnels dont 40.000 infirmiers et 9 000 médecins par an.

 

 

 

Augmenter la prévention en santé mentale et les moyens de la psychiatrie publique.

 

 

 

Créer un pôle public et citoyen du médicament, pour écarter les logiques du profit.

 

 

 

Démocratiser la Sécurité Sociale, rétablir l’élection de ses administrateurs salariés par les assurés, accroître ses moyens grâce à l’augmentation de cotisations patronales modulées et une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques.

 

 

 

Contact :  06 07 69 61 22   06 11 99 48 27   pcf.virychatillon@orange.fr

 

 

 
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