Conseil municipal du 28/03/07 - MJC MERMOZ

Déclaration de Jean Pierre Morvan

Président du groupe des élus communistes

 

Conseil Municipal du 28 mars 2007

Prorogation de l'agrément de la MJC Mermoz

 

 

Je souhaite avant que nous prenions part au vote que chacun et chacune des élus que nous sommes mesure bien, à l’aune du projet social que nous avons tous lu et en considération des définitions des axes d’intervention, des fiches –actions, et plus encore de la déclaration d’intention, la nécessité impérieuse de soutenir, de favoriser par les moyens humains et matériels la philosophie qui régit le déploiement des activités des MJC en général et singulièrement la MJC Mermoz.

 

Le parti pris des bénévoles, comme celui des animateurs et de leur direction est résolument tourné vers l’accomplissement citoyen du territoire concerné, au plus près des attentes, des besoins, voire des exigences exprimées ou pas, d’une population en souffrance. En souffrance d’une dégradation sociale qui ne cesse de s’accentuer et que l’on peut sans nuance imputée à l’insécurité sociale générée par les politiques gouvernementales.

 

Mal vie qui peut conduire à des pertes de repères quant à ce qui produit véritablement l’émancipation de l’individu dans le domaine social, économique, culturel et éducatif. Jusqu’à n’en plus mesurer ce qui est et à quel niveau ce situe la citoyenneté pleinement accomplie au sein du quartier, au sein de la collectivité toute entière.

 

C’est dire la nature de l’enjeu et du défi quotidien que revêt le rôle de la MJC Mermoz dans son implication et son intégration au quartier comme identifiant reconnu de l’appropriation citoyenne des évolutions, de vecteurs de lien social respectueux de l’identité individuelle organisée au sein d’un collectif qui revendique à vivre et à agir ensemble.

 

C’est dire aussi l’énergie que les bénévoles et l’équipe d’animation doivent déployer pour convaincre à sortir du repli individualiste qui résulte des politiques nationales qui impriment tous les domaines de la vie des habitants de ce quartier. Un quartier qui a une mémoire, une singularité et des aspirations qui lui sont propres, certes, mais qui pourtant entend s’inscrire dans une cohérence d’ensemble de développement de tout le territoire communal.

 

On le constate donc ainsi, cet ancrage dans la proximité du vécu, dans l’anticipation constante des besoins, nécessite à la fois une large autonomie de réflexion et de mise en œuvre pour la MJC mais aussi l’élaboration solide, de passerelles durables et tenaces avec les institutions : la ville au premier chef, bien sûr, mais aussi les autres organismes.

 

Le diagnostique partagé, partie intégrée du projet social donc, nous en apprendra sans doute davantage sur le ressenti de nos concitoyens. Mais d’ors et déjà force est de constater que les conditions d’organisation du même projet social sont fragilisées par l’absence, jusqu’à sa reconstruction, d’une structure véritable qui positionne mieux encore l’atout indéniable que représente le dispositif MJC.

 

L’attractivité de ce que revêt l’éducation populaire dont s’inspire la MJC, n’est pas perçue au niveau où elle devrait l’être malgré les efforts de ceux et celles qui sont attachés à ses valeurs.

 

C’est un handicap. Un handicap qui ne pousse pas à la résignation mais qui, au contraire, doit instruire les élus que nous sommes à mieux considérer, à mieux valoriser ce qui se réalise dans ce quartier à partir et autour des activités déployées par la MJC.

 

La CAF l’a bien compris, et le vote que je souhaite unanime pour la prorogation de l’agrément, souligne avec intérêt que la MJC Mermoz, comme les deux autres, sont des pièces maîtresses dans un dispositif plus général du « vivre ensemble ».

 
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