Chômage, précarité, à Viry aussi - janv 2007 -

 

CHOMAGE, PRECARITE,

 

à Viry-Chatillon aussi. 

 

  Parler de l'emploi aujourd'hui, ça commence par parler du chômage

< L'état des lieux au niveau national <

 

Officiellement, plus de 2 millions de chômeurs, mais ce chiffre est faux !

 

·           Les chiffres officiels de l'emploi ne comptabilisent que les personnes inscrites à l'ANPE, et parmi celles ci,   uniquement la "catégorie 1", alors qu'il existe huit catégories de demandeurs d'emploi! Dès qu'une personne a travaillé 78 heures dans le mois, elle disparaît de cette catégorie et peut même aujourd'hui être radiée.

 

·           Toutes celles qui sont en formation, y compris suite à un licenciement, sont "classées" ailleurs".

 

·           75% des bénéficiaires du RMI ne sont pas inscrits à l'ANPE et sont fortement découragés à le faire.

Entre 2001 et 2006, il y a eu une augmentation de 35% de érémistes.

 

·           Moins de 50% des jeunes en recherche d'emploi sont inscrits à l'ANPE.

 

·           Avec le contrôle renforcé des Assédics, dès le premier refus d'une offre d'emploi, il y a de plus en plus de radiations temporaires avec suspension des indemnités chômage. La notion de rémunération acceptable, dès cette première offre, va jusqu'à 30% de perte de salaire.

 

·           Moins de 48% des chômeurs radiés le sont pour cause de reprise d'emploi, et dans ces emplois, moins de 28% sont des CDI.

 

La dernière convention UNEDIC a eu pour conséquence que seulement 45% des demandeurs d'emploi "officiels" sont aujourd'hui indemnisés par le régime d'assurance chômage.

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La vérité, c'est près de 5 millions de personnes qui n'ont pas droit au travail

ou occupent un emploi très précaire, c'est aussi 7 millions de travailleurs pauvres.

 

 

< L'état des lieux au niveau local <

 

A Viry, officiellement moins de 1 200 demandeurs d'emploi.

 

 

Mais en comptabilisant l'ensemble des huit catégories de l'ANPE, les bénéficiaires du RMI non inscrits, les jeunes non inscrits, toutes les personnes radiées sans avoir retrouvé un emploi, la vérité est tout autre.

 

 

Ce sont en réalité plus de 2 500 habitants de Viry-Chatillon qui subissent au quotidien les conséquences de la politique ultra libérale du gouvernement de droite.

 

 

< Pendant ce temps, du côté du patronat <

 

Le profit des grandes entreprises du CAC 40 a progressé en moyenne de 33%.

Leur bénéfice net annuel atteint près de 100 milliards d'euros !

 

La palme de la hausse du bénéfice semestriel 2006 revient à Danone avec une progression de 104 %, Danone qui à Ris-Orangis a fermé "LU" et mis des centaines de salariés au chômage.

 

Ce qui n'empêche pas, depuis des années, les dirigeants successifs de l’Etat d'être rivés sur le dogme de la baisse du "coût du travail" en faisant payer les cadeaux accordés au patronat par les salariés.

 

En 20 ans, la part de cotisations sociales des salariés a presque doublé, passant de 12,8% à 21,36%, tandis que celle des patrons diminuait des trois quarts en passant de 40,27% à 10,5% !

Au total, les exonérations de cotisations sociales patronales représentent désormais

plus de  23 milliards d’euros par an, ne créent pas d'emplois durables et tirent les salaires vers le bas.

 

 

 

L’ampleur de la crise, des inégalités, des fractures de la société

impose des réformes radicales.

 

 

 

Ces réformes sont à l'opposé de la démagogie populiste et ultra libérale du candidat Sarkosy aux ordres du MEDEF et du CAC 40.

Ces réformes sont sans conciliation possible entre le maintien des cadeaux fiscaux aux entreprises et un socle restreint de droits et de garanties sociales, comme le propose la candidate Royale.

 

< Il faut une inversion des buts et des logiques actuelles, <

 

en créant un nouveau type de croissance, de productivité et de partage des coûts: productions nouvelles dans l’industrie, développement de services nouveaux, efforts de qualification et de formation, mobilisation de la recherche, tout cela peut être la source de centaines de milliers d’emplois nouveaux.

 

Nos propositions se situent dans une démarche globale, un processus de recherche de sécurisation de l'emploi et de la formation, avec une série de chantiers qui vont de la lutte contre les licenciements à la sécurisation plus globale de l'emploi.

 

< Cela implique un progrès majeur du Code du travail,

 une autre utilisation de l'argent. <

 

Les richesses existent, il faut les utiliser autrement. Les crédits existent, il faut les utiliser autrement.

 

·         Il faut inverser le rôle des institutions financières, jusqu'à la Banque Centrale Européenne afin que le crédit devienne sélectif avec des taux plus faibles quand les investissements financés servent à programmer plus d’emplois, de formations, de valeur ajoutée et plus dissuasifs quand ils ne servent que la rentabilité financière.

 

·         Il faut réorienter tout de suite le crédit, l’épargne, les fonds publics.

L’octroi des fonds publics aux entreprises – 65 milliards d'euros en 2005, c'est à dire plus que le budget de l'Education Nationale ou celui des dépenses hospitalières - et leur utilisation doit être mis sous contrôle des salariés et des élus locaux dans le seul but de développer l’emploi durable.

Il faut créer des fonds régionaux pour l’emploi et la formation, tendant à un fond national, en charge de la bonification des prêts bancaires, dans la mesure où ils développent emplois et formation. Ils pourraient tout de suite être dotés des 23 milliards d’euros annuels représentant les exonérations de cotisations sociales patronales.

 

·         Il faut créer des nouveaux pouvoirs d’intervention pour les salariés, concernant la gestion, le niveau et la qualité de l’emploi, les choix industriels et d’investissements, les opérations stratégiques de rachat, de fusion, de délocalisation ou de cession d’activité des entreprises, …

 

·         Il faut créer des droits attachés au salarié tout au long de son parcours de vie. Aujourd’hui, l’essentiel des droits sociaux est relié à l’exercice d’un emploi.. Les droits divers acquis par le salarié doivent être transférables : droit à la formation ; reconnaissance des qualifications et des compétences ; droits sociaux, etc.

 

< Vers une proposition de loi de

sécurisation de l’emploi et de la formation.<

 

C’est pour commencer sans tarder à avancer dans ce sens que le PCF organise dans chaque département et région - samedi 10 février pour l'Ile de France - et jusqu’à l’échelle de tout le pays, des Assises pour sécuriser l’emploi et la formation. Les Assises nationales se tiendront le samedi 24 février.

Celles-ci vont contribuer à la rédaction citoyenne d’une proposition de loi cadre de sécurisation de l’emploi et de la formation.

 

 

C'est l’engagement du PCF et de Marie-George Buffet,

dans un processus de démocratie participative,

en actes et pas seulement en paroles,

instaurant de nouveaux droits pour les travailleurs et pour les citoyens

et de nouveaux appuis institutionnels publics et financiers pour ces pouvoirs.

 

 

Contact :  06 07 69 61 22   06 11 99 48 27   pcf.virychatillon@orange.fr

 
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