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Ensemble,
pour innover à Gauche !
decembre 2007 - bulletin des communistes de viry-chatillon
Candidats pour le progrès social !
Sommaire
Justice UMP : arbitraire, inégalités, préjudice social.
Temps de travail, pouvoir d'achat : qui dit quoi ?
Traité de Lisbonne, exigeons un référendum !
L'action sociale est avant tout un choix politique !
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Edito
Le paysage social s’est éclairci en ce mois de novembre. Il témoigne que l’application du programme présidentiel soulève en réalité une résistance très nettement grandissante dans le pays.
Aux luttes dans la fonction publique, s’ajoutent celles de la SNCF, de la RATP et d’EDF qui, au-delà de la seule question des régimes spéciaux, portent la revendication pour tous du droit à la retraite, de l’augmentation du pouvoir d’achat, de l’avenir des services publics et de leur mission. Ce mois de novembre voit aussi converger la mobilisation étudiante pour garantir et développer le devenir de l’enseignement supérieur public. Dans le même temps, la colère grandit dans les tribunaux contre une réforme de la carte judiciaire, menée à la cravache par la Garde des Sceaux.
Quant au secteur privé il regorge d’exemples où la situation de l’emploi et celle du pouvoir d’achat provoque les plus vives contestations des salariés.
Une des raisons de ces mouvements profonds tient à l’aversion pour la brutalité des méthodes gouvernementales et patronales, qui consistent à tout imposer sans jamais rien discuter ni négocier.
Il ne suffit pas de répéter à l’envi qu’on a été élu, comme le fait Sarkozy, car l’exercice du pouvoir ne dispense pas de la concertation démocratique !
Le Parti Socialiste n’a pas raison de limiter son positionnement politique à la dénonciation de la méthode Sarkoziste, aussi inacceptable soit elle !
Cette posture consiste à ignorer la prise de conscience qui s’opère quand il apparaît que les conséquences concrètes de l’application du programme présidentiel n’a pas grand-chose à voir avec les solutions qu'il était censé apporter aux problèmes quotidiens les plus pressants des Français !
Cela conduit à obérer les capacités à travailler sur le fond des idées les réponses politiques en les organisant à l’aune de droits, de pouvoirs et de moyens nouveaux pour les salariés, les citoyens et leurs élus.
Les communistes n’entendent pas se résoudre à abandonner le terrain, tant de la bataille idéologique que de l’élaboration, en actes, de la riposte face à la dégradation sociale qui frappe la vie de nos concitoyens.
C’est à cette double condition que les communistes de Viry s’impliquent dans l’élaboration du projet politique d’orientation municipale pour la prochaine mandature, fondé sur l’appréciation critique et objective du bilan commun à la majorité de gauche. C’est pour porter ces valeurs et dans la perspective de conduire des politiques publiques qui donnent sens à la volonté d’émancipation sociale, économique et culturelle de nos concitoyens qu’ils seront acteurs au sein de l’équipe qui rassemble les forces de gauche.
C’est guidés par la même ambition de traduire en actes des choix politiques qui ne transigent pas avec le néolibéralisme et avec la même détermination à relever ce défi du progrès social pour notre commune et le département qu’ils présenteront une candidature à l’élection cantonale.
Parce que nous estimons qu’il n’y a pas de fatalité à la dégradation sociale, que nous sommes toujours plus nombreux à le penser et le dire, les communistes et leurs candidats agiront avec vous.

Pour nous contacter :
pcf.virychatillon@orange.fr
06 07 69 61 22 / 06 11 99 48 27
Justice
UMP : arbitraire, inégalité, préjudice social .

Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice a donc fini, sous les huées, son tour de France concernant la réforme de la carte judiciaire.
Elle supprime 23 tribunaux de grande instance sur 181 et 176 tribunaux d'instance sur 473.
Curieusement l'Alsace, seule Région de droite hormis la Corse, est épargnée !
A peine achevées les annonces de suppression de ces tribunaux, c'est le tour des Conseils de Prud'hommes avec la disparition de 63 des 271 conseils de
prud'hommes.
La méthode employée est parlante : un fax envoyé pendant le week-end aux syndicats de fonctionnaires de justice, communiquant la liste des Conseils supprimés !
Les conseils de prud'hommes sont chargés de régler les litiges entre les employeurs et les salariés.
C'est une juridiction élective et paritaire : les conseillers sont élus pour 5 ans et représentent à part égale les salariés et les employeurs.
C'est une justice primordiale, dans une période de remise en cause des droits des salariés, de plus en plus confrontés à l'emploi précaire, aux abus de toutes sortes et à l'arbitraire patronal.
Une illustration récente concernant une Castelviroise :
Cette personne était employée en Contrat Nouvelle Embauche (CNE)*. Comme le défunt CPE, le CNE autorise le licenciement sans motif pendant deux ans, mais avec quand même quelques lambeaux de droits.
Par exemple, interdiction de licencier une salariée dont la grossesse est déclarée, ce qui était le cas de cette femme. En toute connaissance de cause, l'employeur s'est obstiné. La salariée a saisi un conseiller prud'homal CGT, l'affaire a été jugée dans les trois semaines, et la personne a été réintégrée dans l'entreprise.
En s'attaquant à cette justice, à la Justice, il s'agit donc bien là de la mise en œuvre de l'idéologie UMP : casse des services publics de proximité et des instances de la justice au plus près des citoyens, casse de la justice sociale.
Et Madame Dati ne compte pas s'en tenir là, puisqu'elle a évoqué l’instauration d’un «ticket modérateur justice», autrement dit une franchise. Il s’agirait de faire payer un forfait aux personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle, qui par nature ont de faibles ressources financières. C’est-à-dire à ceux-là mêmes qui n’ont pas les moyens de se payer un avocat.
Comme pour la franchise médicale, c'est la double peine : victime et coupable.
*Le CNE vient d'être déclaré non conforme par l'Organisation Internationale du Travail et ne sera donc plus applicable.
Temps de
travail, pouvoir d'achat: qui dit quoi ?

1) : "La vraie question, c'est pas comment on contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, c'est comment on contribue à ce qu'il y ait plus de croissance. C'est là que je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail".
2) : "La France, globalement, doit travailler plus, mais en s'organisant autrement…Ce n'est pas simplement le marché qu'on doit accepter, mais aussi la mondialisation, parce qu'elle est là"
3) : "Mon projet de société, c’est le libre choix. Si quelqu’un refuse de travailler plus de 35 heures, libre à lui… Mais il est profondément injuste que ceux qui souhaitent travailler plus pour gagner plus ne puissent le faire."
Sous des phraséologies différentes, il s'agit bien du même projet de société.
Le 1) c'est Laurence Parisot, patronne du MEDEF;
le 2) c'est François Hollande, patron du PS ;
le 3) c'est Nicolas Sarkozy, patron de l'Etat UMP.
Le PS local, quant à lui, à propos du "travailler plus pour gagner plus" s'émeut dans sa tribune du magazine municipal Hélice "qu'une majorité de salarié est totalement exclue du dispositif, soit parce que leur entreprise ne propose pas d'heures supplémentaires, soit parce que leur temps de travail est modulé sur le mois"
Force est de constater qu'il n'y a là aucune remise en cause de la doctrine mais une critique de forme sur sa faisabilité.
Nous aurions préféré qu'ils condamnent l’ahurissante augmentation du salaire présidentiel, l'explosion des profits boursiers, à l'heure où selon un sondage Ifop 59% des français affirment que leur pouvoir d'achat a diminué au cours des douze derniers mois, que 72% d'entre eux espèrent une hausse du Smic.
Un autre partage des richesses est possible, qui ne passe ni par des heures supplémentaires pour gagner 50 € de plus par mois, ni par l'allongement de la durée du travail.
Là encore, la sociale démocratie opère un virage dans son choix de société. Le 20 novembre, le député Maire PS d'Evry, Manuel Valls déclarait, à propos des retraites : "Il faut travailler sur un allongement progressif de la durée de la cotisation; ça vaut évidemment pour les régimes spéciaux, ça vaudra demain pour le régime général".
Ces 20 dernières années, les employeurs n’ont quasiment pas vu leur taux de cotisation pour la retraite des salariés augmenter alors que celui des salariés n'a cessé de s'accroitre.
Mettre en œuvre une politique de créations d'emploi, en mettant fin aux emplois précaires, revenir sur les 55 milliards d’€ d’exonération de cotisations patronales, faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même taux que les salaires, demander le même effort aux employeurs qu'aux salariés apporteraient des réponses aux financements nécessaires.