Avril 2006 - Agir pour une Europe sociale et solidaire

Agir pour une Europe sociale, démocratique, solidaire, féministe, écologique et pacifique

 

 

avril 2006

 

 

 La promotion d’un modèle social européen solidaire et de haut niveau, en opposition à la logique de mise en concurrence des populations, est la première exigence.

L’ « Agenda de Lisbonne » qui enferme les décisions à prendre dans le cadre du seul objectif de « compétitivité » donc de mise en concurrence des travailleurs, des peuples et des territoires doit être profondément remis en cause.

 Les politiques de réduction des dépenses publiques, de précarisation des marchés du travail, de déréglementation et de privatisation doivent être abandonnées.

   Des politiques nouvelles sociales, économiques, industrielles et écologiques doivent être élaborées pour faire reculer le pouvoir des marchés financiers, accroître, sécuriser et promouvoir l’emploi et la formation,

   Le dumping social et les délocalisations fiscales doivent être combattues par un ambitieux programme de développement des pays entrants, financé en réduisant les inégalités sur le continent.

 L’harmonisation par le haut des niveaux de protection sociale (santé, retraites...) doit être systématiquement recherchée.

D’une manière générale, le rapport entre les règles européennes et nationales doit être transformé, afin de faire toujours prévaloir celle qui socialement est la plus favorable.

 Les services publics, avec de nouvelles créations à l’échelle européenne doivent devenir un pilier de la construction européenne, les directives de libéralisation des services publics, la directive Bolkestein, celle sur les services portuaires , ainsi que toute directive poussant à l’allongement du temps de travail doivent être abandonnées.

   Une nouvelle politique agricole commune doit être élaborée fondée sur la sécurité et la souveraineté alimentaire, rapprochant les paysans européens au lieu de les mettre en concurrence, tournée vers le développement des coopérations avec les pays qui souffrent le plus de sous-alimentation.

 Une Charte européenne de l’environnement devrait être adoptée.

Ces nouvelles orientations impliquent des moyens économiques et financiers : transformation du pacte de stabilité en pacte pour la croissance et l’emploi, réforme du statut et des missions de la BCE, augmentation et réorientation du budget européen...

  La promotion d’une Europe de l’égalité des droits est la seconde exigence.

Une grande offensive européenne doit être menée en concertation en faveur de la dignité humaine, contre la pauvreté, l’exclusion, les divisions et discriminations.

Les politiques d’Europe forteresse, de stigmatisation des étrangers non communautaires doivent être abandonnées et les accords de Schengen renégociés au profit d’une action résolue de l’Europe en faveur de politiques nouvelles de migrations internationales et de co-développement.

L’égalité homme-femme doit être une valeur fondamentale de l’Union, l’élimination des rapports de domination un de ses objectifs prioritaires. Des mesures contraignantes seront prises à cet effet, avec une harmonisation sur les dispositions les plus progressistes, en particulier l’adoption une loi cadre contre les violences faites aux femmes ainsi que la légalisation de l’IVG dans tous les pays européens..

 La troisième exigence est celle d’une démocratisation radicale de la construction européenne.

Le verdict populaire doit être respecté : la France doit affirmer qu’elle ne ratifie pas le traité constitutionnel européen et donc que celui-ci est caduc.

Elle doit abroger la modification de la constitution française effectuée en vue de la ratification du TCE.

Un nouveau traité, définissant les politiques sociales, économiques, monétaires, environnementale, de défense doit être mis en chantier. Le socle de cette refondation de l’Union, incluant une nouvelle Charte des droits fondamentaux contraignante, doit être soumis au débat et à la décision, par référendum, des peuples européens.

Ce nouveau cadre fondé sur les principes de liberté, d’égalité, de pluralisme, de laïcité, appuyé sur la primauté des droits fondamentaux et des libertés de la personne, étendra les pouvoirs de contrôle et d’intervention des citoyennes et des citoyens dans la vie économique, sociale et politique à tous les niveaux .

Il organisera le recul des pouvoirs de la Commission au profit du Parlement européen et des Parlements nationaux dont les droits d’initiatives, de codécision, de contrôle seront renforcés. Le mode de scrutin en France pour le Parlement européen doit se faire sur la base d’une liste nationale à la proportionnelle.

La construction européenne doit se poursuivre dans le plein respect du droit de chaque peuple à disposer de lui même..

 La quatrième exigence est celle d’une Europe agissante pour une mondialisation de solidarité.

La France et l’Europe doivent bannir de leur politique tout aspect de néocolonialisme, cesser de soutenir des régimes bafouant les droits humains et fermer leurs bases militaires permanentes à l’étranger.

L’Union a un grand rôle pour développer de nouvelles relations en Méditerranée, avec les pays du Sud en général, et tout particulièrement avec l’Afrique et l’Amérique Latine.. Elle doit être en pointe dans la promotion des politiques de co-développement.

 

 
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