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 Billet d'humeur

 par Saïd Seddouki, militant communiste et associatif

  
 Face à la casse une seule solution : la résistance.

 Droit à chacun de se soigner, un exemple de résistance active.

 

L’ensemble des droits et des acquis sociaux français sont aujourd’hui victimes d'attaques non dissimulées de la part de ce gouvernement, au nom de la réforme.  

Dans ces moments où la lutte devient l’unique moyen d’existence pour une alternative à ce modèle antisocial au possible, profitons de cette adresse internet pour témoigner du combat entamé par un essonnien contre l’impôt médical. 

Depuis 3 mois, ce militant associatif a cessé de prendre ses traitements et de faire ses examens : il a entamé une "grève" des soins alors que le combat qu’il mène depuis de longues années contre la maladie nécessite un traitement quotidien.

 

En effet, depuis le 1er janvier 2008, un nouvel impôt a vu le jour : la franchise médicale.

Voici une nouvelle façon de faire glisser une mission d'Etat, un système de santé solidaire et paritaire vers un unique payeur. Culpabilisons les malades en leur faisant porter le cout et la « dette » financière de la sécurité sociale.

 

Après les multiples déremboursements, l'augmentation constante du forfait hospitalier, voici des "franchises" sur les médicaments, les transports médicaux et autres actes de spécialistes à hauteur de 50€ par an…pour le moment.

 

A quand la véritable question, celle de la gestion des cotisations ?

Celle du déficit créé par des exonérations fiscales, les exonérations de cotisations sociales patronales ?

 

Avec cette franchise médicale c’est bien un régime de santé à double vitesse qui va s’installer. Nous connaissons déjà la traduction de cette mesure pour la réalité des personnes les plus en difficulté : un refus de soins préventifs (dentaires ou ophtalmiques) et un retardement des soins nécessaires… 

Comment ne pas regarder en arrière ? Il serait nécessaire de reprendre l’histoire et de regarder pourquoi et comment la mise en place d’un système de protection sociale a été mise en place.  Il s’agit bien de santé publique.

Un coup d’œil dans le rétroviseur ne doit pas empêcher de se pencher vers le futur, et de proposer un modèle qui permettrait d'aller au-delà de ce qui existait : une santé gratuite pour tous. 

La question des finances ressortirait indéniablement : comment faire ce modèle dans un contexte « déficitaire ». En proposant des modes de financements différents…

Comme un cercle vicieux, nous retombons bien sur la question d’une fiscalité plus juste et d’une vraie répartition des richesses.

 

Oui Bruno ton combat est juste. Ne baissons pas les bras, un autre monde est possible !

 

 

 

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