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Par Jean-pierre morvan, adjoint au maire, président du groupe des élus communistes


"Travailler plus pour gagner plus"

 

C'est la rengaine de Sarkozy, au motif qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'Etat.

 

Si les caisses de l’Etat sont vides, c'est à cause des choix opérés par les gouvernements : cadeaux fiscaux aux entreprises, exonération de cotisations sociales patronales, baisse de l'impôt pour les plus riches, etc.

 

Mais de l'argent, il y a en a dans les caisses du patronat grâce au travail que nous fournissons !

 


En effet, en 2006 les 50 patrons les mieux payés ont touché chacun 316 fois le SMIC
, avec un revenu moyen de 3,8 millions d'euros sur l'année !

 

Ils se sont accordé des augmentations de salaire allant jusqu'à 25%, N. Sarkozy s'en est octroyé une de 300%, tandis qu'il limitait l'augmentation du SMIC à 2,1% !

 

Mieux encore, pour les dirigeants qui sont également actionnaires de leur entreprise, le salaire ne représente qu'une broutille, puisque l'essentiel de leurs revenus provient des dividendes.

Le patron de LVMH (commerce du luxe), Bernard Arnault, a ainsi encaissé 326 millions d'euros cette année, en plus de son salaire mensuel de 325 000 euros !
 

Les patrons qui partent à la retraite ne sont pas en reste : celui du groupe Lafarge (matériaux de construction) touchera 1 million d'euros par an et l'ex président de l'Oréal (cosmétique) a reçu 3,1 millions d'euros d'indemnités au titre de ses 37 ans de carrière !

 

Et ils nous disent que les cheminots sont des privilégiés, et ils veulent nous faire tous travailler 42 ans pour une retraite de misère !

 

Le Président de la république, son gouvernement, ses parlementaires font ainsi chaque jour la preuve qu'ils sont aux ordres des grands patrons et ne travaillent qu'à les enrichir d'avantage, les salariés étant jetables au gré des marchés financiers.

 


Ainsi, Guillaume Sarkozy, frère de Nicolas Sarkozy, vice-président du MEDEF (le syndicat des patrons) jusqu'en 2006, déclarait :
"Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise. Assez de faux semblant : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution".

 

 

Gagner plus : la supercherie !

 

Même si nous travaillons plus, en dégradant nos conditions de vie, notre pouvoir d'achat n'augmentera pas !

hausse-p--trole.jpg Augmentation du coût des soins, avec de plus en plus de franchises médicales et de déremboursements.

 

Augmentation du prix du gaz, de l'électricité -due aux privatisations-.

 

Augmentation du prix des transports, envolée du prix des carburants, des prix alimentaires ou de grande consommation.

 

Prochainement, nouvelle TVA, le plus injuste des impôts, appelée cyniquement TVA "sociale".

 

Aujourd’hui, l’heure des comptes a sonné, même si le président reste dans la lignée de ce son fameux thème de campagne !

 


Cette supercherie a d’autant mieux fonctionné que sa principale adversaire d’alors, Ségolène Royale, s’était refusée tout au long de la campagne à porter réellement le fer contre cette arnaque sur le pouvoir d’achat, s’en tenant à un discours classique de modération salariale, pratiquant au nom de la compétitivité des entreprises un "donnant-donnant" pas très éloigné du marché de dupes sarkozyste.

 

Et cette politique injuste et inhumaine est aveugle : elle ne tire pas la croissance, elle en mine un des principaux ressorts puisque 60 % à 100 % de la croissance de notre PIB reposent depuis cinq ans sur les dépenses des ménages.

 

                                                                                                                                                                    

le tabou sur les salaires ! 

 

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L'écrasement des salaires se fait au profit des énormes bénéfices engrangés par les groupes dans les secteurs qui appauvrissent le plus les revenus familiaux
comme le pétrole, la grande distribution, la spéculation foncière et immobilière, le BTP.
Les marchés déréglementés de l’énergie ou la téléphonie loin de profiter aux consommateurs, organisent leurs rackets.

C'est le type de croissance capitaliste, où tout est sacrifié, à commencer par les salaires,  au dogme de la mise en concurrence pour la rentabilité financière.

 

La hausse du pouvoir d’achat passe par un très sérieux changement de cap et non par des mesures qui refusent de toucher au magot !

 

En favorisant les exonérations de cotisations sociales sur les salaires les plus bas, le gouvernement les pousse à la baisse en aggravant les déficits des comptes sociaux.

 

Jamais le Président de la République ne parle des conséquences désastreuses du temps partiel imposé, ni de la précarité généralisée qui fait qu'en France aujourd'hui, plus de 7 millions de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté.

 

Derrière ses discours, il cache cette vérité : en dix ans, la part des actionnaires sur les richesses produites par le travail a explosé : 150 milliard d’euros par an sont passés de la poche des salariés à la leur. Voilà pourquoi il faut et il est possible, tout de suite, d’augmenter les salaires !

 

 

Des mesures urgentes s'imposent !

 

*                  Convoquer une vraie négociation sur les salaires dans le privé et dans le public. Un vrai Grenelle tripartite, syndicats, employeurs, représentants de l'Etat.

 

*                  Agir concrètement sur les inégalités de salaires hommes/femmes. On ne peut se satisfaire de déclaration d'intention, il faut fixer le calendrier, engager dans chaque entreprise, publique ou privée, les collectivités territoriales, des conférences pour l'égalité, adopter des sanctions dissuasives contre ceux qui ne s'y soumettent pas.

 

*                  Engager une vigoureuse offensive contre le temps partiel imposé en premier lieu aux femmes qui nourrit la pauvreté et conduit parfois à l'exclusion sociale.

 

*                  Faire cotiser les revenus financiers au même titre que les salaires, en modulant l’assiette des cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui font le choix de la finance contre celui du travail.

 

 

*                  Revaloriser le SMIC à 1500 € mensuel, les pensions et retraites, relever les indemnités de chômage et allonger les durées d'indemnisation, revaloriser les minima sociaux, RMI, minimum vieillesse, Allocation Adultes Handicapés...

 

*                  Engager, par une, loi un processus de l’emploi et de la formation, pour éradiquer le chômage.

 

*                  Bloquer les prix des loyers sociaux pour les rendre accessibles à tous.

 

*                  Baisser la TVA sur les produits de consommation populaire. Et pour combattre les marges excessives des grands distributeurs tout en préservant des prix rémunérateurs aux producteurs, instaurons le double étiquetage prix de vente aux consommateurs / prix d'achat au producteur

 

*                  Baisser la Taxe intérieure sur les produits pétroliers et taxer les profits pétroliers de Total, 12 milliards d’euros encore cette année.

 

 

 

Pour nous contacter :

pcf.virychatillon@orange.fr - 06 07 69 61 22 / 06 11 99 48 27

 

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