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"L'action sociale

est avant tout

un choix politique !"

 

Les dispositifs communaux d’aide sociale sont, ou plus exactement devraient être, la manifestation en actes des politiques municipales d’expression de la solidarité collective en direction des populations les plus démunies, les plus fragilisées de notre territoire.

 


Or, la dégradation sociale en termes de baisse de pouvoir d’achat, de précarisation de l’emploi, de limitation d’accès aux soins, de charges financières pour l’habitat est telle qu’il ne s'agit plus désormais de réparer les "accidents de la vie".

 

Le phénomène est devenu plus vaste et plus récurrent.

Les effets dévastateurs des politiques libérales à l’œuvre depuis des décennies, amplifiées aujourd’hui, entrainent des pans entiers de populations sur la voie de la paupérisation et de l’exclusion.

Elles condamnent, en prenant soin de les opposer les unes aux autres, toujours plus de catégories sociales, de générations de femmes et d’hommes à la privation des droits élémentaires comme se nourrir, se loger, élever dignement ses enfants ou encore vivre paisiblement sa retraite.

 

Aujourd'hui, à Viry-Chatillon, des salariés, des jeunes, des retraités, ne peuvent structurellement pas "boucler les fins de mois" sans aide financière.

 

Pour les communistes et leurs élus, l’aide sociale municipale relève donc de choix politiques guidés par l’identification des situations, l’appréciation des contraintes et la connaissance des leviers propres à engager un processus de traitement global.

 

Car l’accompagnement social inhérent aux aides doit générer des perspectives de nature à rompre avec l’encadrement régulé de la misère.

 

L’action bénévole pour ce qui lui revient est louable et mérite d’être encouragée dans le respect de son autonomie, car pour beaucoup d’associations caritatives, pas toutes, la compassion, l’acte de charité et d’assistanat sont remisés au musée de l’histoire au bénéfice d'un accompagnement social qui soit respectueux de la personne.

 

Mais il est un fait, les pratiques municipales, qui ordonnent et organisent les interventions tendant à créer les conditions de retour à une vie décente pour les familles, les personnes concernées, sont en bute aux insuffisances des dispositions financières existantes.

 

Et comment agir efficacement et durablement face à un phénomène qui ne cesse de croître d’impayés de loyers, de nécessité d’aide alimentaire aux travailleurs pauvres, privés d’emploi ou sans papier, d’aide financière aux ainés isolés, pour les accueils pré et post scolaire, la cantine…, sans s’attaquer à la racine du mal ?

 

C’est à la puissance publique d’Etat à qui il faut imposer de réorienter ses politiques pour engager la reconquête sociale en direction de ces populations.

 

C’est aux instances municipales, piliers du service public de la solidarité locale, à qui il revient de guider les actions et d’exiger les financements qui y sont rattachés.

 

C'est à elles qu’il incombe de donner des signes forts pour dénoncer les conditions de vie de nombre de nos concitoyens et revendiquer avec la population et les associations les droits, les pouvoirs et les moyens nécessaires à forger pour toutes et tous une vie digne.

 

Ce parti pris nécessite d’instruire une orientation politique fondée sur les réponses immédiates liées aux nécessités impérieuses de survie des populations et de les conjuguer à une autre logique de progrès sociaux.

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