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  1 : "La vraie question, c'est pas comment on contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, c'est comment on contribue à ce qu'il y ait plus de croissance…
C'est là que je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail".

 

    2  : "La France, globalement, doit travailler plus, mais en s'organisant autrement…Ce n'est pas simplement le marché qu'on doit accepter, mais aussi la mondialisation, parce qu'elle est là"

 

    3 : "Mon projet de société, c’est le libre choix. Si quelqu’un refuse de travailler plus de 35 heures, libre à lui… Mais il est profondément injuste que ceux qui souhaitent travailler plus pour gagner plus ne puissent le faire."

 


Sous des phraséologies différentes, il s'agit bien du même projet de société.

 

Le 1, c'est Laurence Parisot, patronne du MEDEF, il y a quelques jours ; le 2, c'est François Hollande, patron du PS ; le 3, c'est Nicolas Sarkozy, patron de l'Etat UMP.

 

Le PS local, quant à lui, à propos du "travailler plus pour gagner plus".s'émeut dans sa tribune du magazine municipal Hélice "qu'une majorité de salarié est totalement exclue du dispositif, soit parce que leur entreprise ne propose pas d'heures supplémentaires, soit parce que leur temps de travail est modulé sur le mois"

Force est de constater qu'il n'y a là aucune remise en cause de la doctrine mais une critique de forme sur sa faisabilité.

 

Nous aurions préféré qu'ils condamnent l’ahurissante augmentation du salaire présidentiel, l'explosion des profits boursiers, à l'heure où selon un sondage Ifop 59% des français affirment que leur pouvoir d'achat a diminué au cours des douze derniers mois, que 72% d'entre eux espèrent une hausse du Smic.

 

Un autre partage des richesses est possible, qui ne passe ni par des heures supplémentaires pour gagner 50 € de plus par mois, ni par l'allongement de la durée du travail.

 

Là encore, la sociale démocratie opère un virage dans son choix de société. Le 20 novembre, le député Maire PS d'Evry, Manuel Valls déclarait, à propos des retraites : "Il faut travailler sur un allongement progressif de la durée de la cotisation. Ca vaut évidemment pour les régimes spéciaux, ça vaudra demain pour le régime général"

 

Ces 20 dernières années, les employeurs n’ont quasiment pas vu leurs taux de cotisation pour la retraite des salariés augmenter alors que celle des salariés n'a cessé de s'accroitre.

Mettre en œuvre une politique de créations d'emploi, en mettant fin aux emplois précaires, revenir sur les 55 milliards d’€ d’exonération de cotisations patronales, faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même taux que les salaires, demander le même effort aux employeurs qu'aux salariés apporteraient des réponses aux financements nécessaires.

 

 

 

 

 

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